À propos
SON COMBAT EST AUSSI LE NÔTRE
En tant que créateur, tu es non seulement responsable de ce que tu as créé, mais tu dois protéger et défendre cette création, sinon tu trahis ton œuvre et tu te trahis toi-même.
- Claude Robinson
D’un côté, Claude Robinson, un créateur talentueux et respecté, déterminé à prouver le plagiat de son œuvre, Les Aventures de Robinson Curiosité.
De l’autre, des multinationales représentées par une batterie d’avocats : Cinar, et ses administrateurs Ronald Weinberg et feue Micheline Charest; la société de production France Animation, son administrateur Christian Davin et le producteur exécutif Christophe Izard; la multinationale allemande Ravensburger Film et sa société de production RTV Family Entertainment.
David contre Goliath. En fait, David contre plusieurs Goliaths que le juge Claude Auclair, de la Cour Supérieure du Québec, n’hésite pas dans son jugement à traiter de “bandits à cravate ou à jupon” dans certains cas, ajoutant : “Leur conduite des affaires est basée sur la tricherie, le mensonge et la malhonnêteté. (…) Même au cours du procès, ils ont persisté à dissimuler leurs actes répréhensibles.”
Dans ce combat inégal et démesuré, il aura fallu 13 ans d’enquête à Claude Robinson pour faire la preuve du plagiat de son œuvre, les dépositions de plus de 40 témoins, 20 765 pages de documents divers, 23 interrogatoires au préalable déposés, 4 expertises, plus de 53 heures de visionnage d’épisodes divers et une commission rogatoire en France. Ses adversaires multiplient les délais, les obstacles et les objections pour venir à bout de sa résistance.
“Des années infernales pour lui et ses proches”, écrit le juge Auclair. Années qui l’ont laissé physiquement et psychologiquement meurtri ainsi que lourdement endetté.
Le 26 août 2009, la Cour Supérieure du Québec reconnaît enfin que son œuvre a été plagiée par les dirigeants de Cinar et leurs complices, qui ont mis la série Robinson Sucroé en ondes dans plus de 160 pays, et les condamne à payer 5,2 millions de dollars à Claude Robinson. Une fois les avocats payés (plus de deux millions de dollars à ce jour) et ses multiples dettes remboursées, Claude pourra-t-il enfin retrouver une vie normale et rattraper une partie du temps que lui ont volé Cinar et les condéfendeurs ?
David a gagné la première manche, mais il est loin d’avoir gagné la bataille. Quelques semaines après le jugement, les défendeurs annoncent qu’ils iront en appel et qu’ils demanderont une révision à la baisse des dommages. Leurs quatre bureaux d’avocats ont consacré 120 jours chacun à éplucher le jugement et à rédiger leurs mémoires. La cause devrait être entendue à l’automne 2011.
Pour poursuivre son combat, Claude Robinson a besoin de notre aide à tous et à toutes.
Le Fonds d’appui à Claude Robinson a été mis sur pied par la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC) en 2002. À ce jour, les contributions provenaient presque essentiellement de ses membres et d’associations du milieu de la création.
Un groupe d’amis de Claude Robinson a convenu avec la SARTEC d’ouvrir ce fonds au grand public par le biais de ce site Internet.
Les sommes recueillies serviront à payer les frais reliés à la procédure : transcriptions d’audiences, huissiers, photocopies diverses, reproduction des mémoires, etc. Ce qu’on appelle les débours judiciaires qui excluent les honoraires d’avocat. Pour la seule étape de la Cour Supérieure, ils ont atteint plus de 250 000 $. Le Fonds d’appui de la SARTEC a contribué pour 78 989,16$ et Claude Robinson a assumé le reste. Les débours judiciaires reliés à l’appel atteignent déjà 55 000 $ et ce compte est en souffrance. Et il y a de fortes chances que la cause se retrouve par la suite devant la Cour suprême.
Toutes vos contributions sont donc importantes. C’est leur effet multiplicateur qui compte.
La transparence et la sécurité dans l’utilisation des sommes recueillies sont assurées par la SARTEC, un organisme crédible fondé en 1949 et dont les registres comptables sont vérifiés. Par ailleurs, la Caisse Desjardins de la Culture, située à Montréal, supervise la cueillette des dons en ligne. Ces contributions ne seront pas déductibles d’impôt.
Le combat de Claude Robinson est celui d’un créateur déterminé à rétablir la paternité de son œuvre. À La Presse, il déclare : “En tant que créateur, tu es non seulement responsable de ce que tu as créé, mais tu dois protéger et défendre cette création, sinon tu trahis ton œuvre et tu te trahis toi-même.”
Mais son combat est fondamentalement celui d’un simple citoyen déterminé à faire triompher la vérité et la justice face à des adversaires puissants et sans scrupule.
Son combat est aussi le nôtre.








