Questions et réponses…

J’ai lu et entendu dans les médias que Claude Robinson avait gagné son procès et que ceux qu’ils poursuivaient devaient lui verser 5,2 millions de dollars. Pourquoi me demandez-vous de contribuer financièrement à sa cause ?

Effectivement, lors du récent procès en Cour supérieure, les entreprises poursuivies par Claude ont été trouvées coupables de plagiat et condamnées à lui verser 5,2 millions de dollars. Mais ces dernières ne semblent pas l’entendre de cette façon et ont pris la décision de porter le jugement en appel. Elles en ont les moyens et leur absence totale de scrupule jusqu’à maintenant laisse présager une longue et dure lutte pour Claude. Rien n’est donc encore gagné, loin de là. Nous voulons l’aider à franchir l’étape de la Cour d’appel au cours des deux prochaines années, et au-delà si cela se révèle nécessaire.

Selon ce que j’ai appris, les avocats qui représentent Claude Robinson ont accepté de ne pas lui facturer d’honoraires jusqu’à ce qu’il reçoive les sommes qui lui sont dues et les dédommagements accordés par les tribunaux. Pourquoi a-t-il besoin d’argent maintenant ?

Le cabinet Gowlings Lafleur Henderson, qui représente Claude dans cette affaire, a effectivement accepté de cumuler les honoraires jusqu’à la fin des procédures judiciaires. Cependant, Claude doit payer de sa poche ce qu’on appelle des débours, c’est-à-dire tous les coûts reliés aux procédures comme les frais de transcriptions d’audiences, d’expertises, d’interrogatoires au préalable ou de dépositions au procès, les frais de huissiers, les photocopies et autres. À la seule étape de la Cour supérieure, ces coûts ont dépassé 250 000 $ dollars. Au moment de lancer ce site, alors que les procédures pour la Cour d’appel ne font que commencer, le compte est en souffrance…  Si Claude ne peut payer ces frais au fur et à mesure, c’est la défense de ses droits qui en souffrira.

À titre indicatif, une photocopie officielle à la Cour supérieure coûte 3,00 $ l’unité !

Je n’ai pas les moyens de donner de l’argent, mais je me sens concerné par cette affaire et j’aimerais aider Claude Robinson. Comment puis-je faire ?

Il va de soi que dans cette lutte, l’argent est le nerf de la guerre. Cependant, la force du nombre et la solidarité des citoyens sont aussi des facteurs très importants. Vous pouvez aider Claude en joignant notre groupe Facebook et en invitant vos amis à faire de même. Si vous avez un blogue ou un site web, un billet à ce sujet et un lien vers notre site peut faire une grande différence. Si ce n’est pas vous qui pouvez contribuer financièrement, ce sera peut-être l’un de vos amis ou un lecteur de votre blogue. Tous les efforts comptent.

Je ne suis pas un artiste, un auteur ou un créateur… En quoi cette affaire pourrait-elle me concerner?

Au-delà de son statut de créateur, Claude est un simple citoyen se battant contre des multinationales qui lui ont volé son bien. Ici, nous parlons de dessins, d’une création littéraire et artistique, d’un concept global, mais il pourrait tout aussi bien s’agir d’une maison, d’un terrain ou d’un quelconque autre bien qui vous serait dérobé à votre insu… C’est du triomphe de la vérité et de la justice contre des puissants qu’il s’agit fondamentalement. En ce sens, la résistance de Claude est exemplaire. Il a tout simplement décidé de ne pas s’en laisser imposer par de grosses entreprises sans scrupules qui se croient tout permis. Ce pourrait être n’importe qui parmi nous. En cela, nous estimons qu’il mérite la solidarité de tous ses concitoyens.

Je vois mon intérêt de citoyen de participer financièrement au combat de Claude. Mais comment convaincre des gens de mon entourage qui vont me demander : « Où est mon intérêt de contribuable puisque je ne peux pas avoir de reçu d’impôt ? »

L’une des entreprises qui a volé le travail de Claude, Les Films Cinar inc. est une société canadienne qui a largement profité de diverses subventions et de multiples avantages fiscaux au fil dans ans. C’est donc à tous les contribuables canadiens que cette entreprise est redevable de ses actes et de l’utilisation qu’elle a faite de cet argent payé par nos impôts.

Or à l’automne 1999, on a découvert que les Films Cinar Inc. ne volait pas seulement les bonnes idées de ce créateur, mais utilisait également des prête-noms afin d’obtenir des crédits d’impôt auxquels elle n’avait pas droit, pigeant ainsi de manière détournée dans la poche de tous les contribuables… Peu de gens le savent, mais c’est grâce à l’acharnement de Claude Robinson qu’on a pu démasquer ce stratagème illicite. Il a été le premier à se rendre compte qu’il était impossible de trouver une scénariste qui avait soi-disant œuvré sur plusieurs productions de CINAR. C’était de simple prête-noms derrière lesquels se profilaient tantôt les dirigeants de Cinar et d’autres fois des scénaristes américains.

Ainsi, le combat de Claude Robinson dépasse de loin ses propres intérêts de créateur. Sur le fond, ce qui est en jeu c’est la relation de confiance nécessaire entre les entreprises subventionnées par l’État et les contribuables.

Comptez-vous également sur une aide financière des gens d’affaires ?

Absolument. D’ailleurs, la première contribution est venue d’un chef d’entreprise. Ce sont des citoyens épris de justice et de vérité comme nous. De plus, c’est leur intérêt de se dissocier des entreprises qui, comme Cinar et les codéfendeurs, adoptent des comportements sans scrupule dans leur pratique. Ce genre de comportement leur porte un préjudice grave dans l’opinion publique.